Auteur : La Clusaz

 

Arnold Lunn (1888-1974)

De nationalité anglaise, il est le père du ski alpin de compétition. Son père travaillait dans le tourisme et accompagnait des groupes britanniques pour des séjours dans les Alpes. C’est ainsi qu’Arnold a chaussé des skis pour la première fois en 1898, dans la vallée de Chamonix. Il a pris ensuite l’habitude de venir séjourner tous les ans dans une station des Alpes Suisses, à Müren. On lui doit les règles du slalom, avec les fameuses portes rouges et bleues.

Funiluge

 

Ce type de remontée est apparu dès 1907. Il s’agissait d’une formule simple consistant à tracter une luge sur une pente enneigée. Le dispositif s’est amélorié par la suite avec la mise en oeuvre du principe du va-et-vient, où un même câble tractait la luge montante alors que la luge descendante faisait en partie contrepoids, soulageant d’autant le moteur de traction.

Cependant, ce système comportait de gros handicaps :

 

  • parcours obligatoirement rectiligne et dépourvu de variations de pentes
  • débit faible dû surtout à la lenteur du débarquement et de l’embarquement.
  • obligation pour les skieurs de déchausser

Fixation

A l’origine, le ski n’était utilisé que pour la marche. Sa fixation était donc fabriquée en conséquence: un arc d’orteils en cuir ou en fil de chanvre, cloué directement sur le bois ou maintenu par un trou pratiqué dans la largeur du ski. Au XVIIIème siècle, on ajouta une courroie de talon soutenant le pied à larrière.

1850

Apparition de la première fixation en jonc.

1883

Le grand alpiniste Paulke met au point une fixation comportant une plaque métallique à charnière, une courroie d’orteils et une lanière de tension pressant le soulier vers l’avant, sous la courroie d’orteils.

Honoré Bonnet (1919-2005)

Il est né dans les Alpes du sud. Pendant la première guerre mondiale, il s’est engagé chez les Chasseurs Alpins et a terminé la guerre Lieutenant Colonel. Pendant de nombreuses années, il a été professeur de ski et d’alpinisme auprès de l’armée. En 1954, il devint instructeur à l’école de Haute Montagne Militaire de Chamonix. On lui confie l’entraînement de l’équipe de ski militaire. Et, les coureurs de l’EHM commençèrent à remporter des victoires alors que ce n’était pas arrivé depuis longtemps. C’est ansi que l’on a pensé à lui pour préparer l’équipe de France de Ski Alpin aux Jeux Olympiques de Squaw Valley aux Etats-Unis. Il a occupé ce poste d’entraîneur jusqu’en 1969, année durant laquelle il a décidé de se consacré entièrement à la station de ski de son village natal.

Son apport a surtout consité à accentuer l’entraînement physique et moral afin de faire de ses skieurs des athlètes capable d’assimiler rapidement n’importe quelle technique. Il leur faisait pratiquer le vélo, l’athlétisme, les jeux collectifs. Grâce à lui, on ne pouvait plus parler de la réputation de quelques champions, mais de celle d’une équipe.

Vasaloppet

En 1520, Gustave Vasa, un suédois issu d’une famille noble, lutte pour libérer son pays de l’occupation danoise. Au moment des fêtes de Noël, il avait tenté de rallier à sa cause les habitants de la province de Dalécarlie… mais en vain. Dépité, il décide de fuir la ville de Mora où il s’était réfugié pour rejoindre la frontière norvégienne. Seulement, entre temps, les Dalécarliens ont changé d’avis et résolurent de le rattraper. Ils dépéchèrent deux de leurs meilleurs skieurs qui réussirent à le rejoindre à Sälens, près de la frontière norvégienne, à 90 kilomètres de Mora. Gustave Vasa reprit alors le combat qui devait se terminer par l’indépendance de la Suède en 1523. Il se proclama enfin roi. On le considère comme étant le fondateur de l’actuelle royaume de Suède.

Et, depuis 1920, pour commémorer cet évènement historique, chaque année s’organise la course la plus longue du monde (90 kilomètres, soit 5 heures environ) mais en sens inverse de l’itinéraire royal. Il s’agit de la Vasaloppet. Elle part de Sälens pour s’achever à Mora sur la place de la vieille église. Elle est aussi populaire en Suède que ne l’est le Tour de France en France. Elle a été remportée pour la première fois par un français, Jean-Paul Pierrat, en 1978.